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Fédération Française Cordonnerie Multiservice

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Transmission-reprise d’entreprises : la FFCM engagée pour un avenir durable des cordonneries multiservices

Le 23 avril 2026, sous l’impulsion de Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’Achat, la Mission Reprise a marqué un tournant décisif pour les 500 000 entreprises à transmettre d’ici 2030. En présence de Jean-Pierre Verneau, président de la Fédération Française des Cordonneries Multiservices (FFCM), et de Séverine Bourlier, secrétaire générale de la FFCM et membre active du groupe de travail n°3 (GT3) de cette Mission, cet événement a permis de présenter les solutions concrètes pour simplifier, sécuriser et dynamiser les transmissions, en particulier pour les TPE.


Rencontre Ministre Papin & Jean-Pierre Verneau - Objectif Reprise
  • 29 avril 2026

En France, la transmission-reprise d’entreprises représente un enjeu économique et social majeur. Avec près de 500 000 entreprises à transmettre d’ici 2030, dont une très large majorité de TPE-PME et d’artisans, le défi est immense. Pourtant, aujourd’hui, une entreprise sur deux ne trouve pas de repreneur, souvent par manque de visibilité, de financement ou en raison de la complexité des procédures administratives et fiscales. Pour les cordonneries multiservices, cette problématique est particulièrement aiguë : transmettre son commerce, c’est bien plus que céder un local, c’est préserver un savoir-faire artisanal, des emplois locaux et un ancrage territorial indispensable à la vitalité des centres-villes et des quartiers.

C’est dans ce contexte que la Mission Reprise, lancée en juillet 2025 sous l’impulsion du ministère de l’Économie, a réuni pendant neuf mois plus de 200 acteurs issus d’une trentaine de structures, dont les fédérations professionnelles comme la Fédération Française des Cordonneries Multiservices (FFCM) et l’Union des Entreprises de Proximité (U2P). Séverine Bourlier, Secrétaire générale de la FFCM et membre active du groupe de travail n°3 (GT3), dédié aux freins normatifs, fiscaux et financiers, a défendu les spécificités des très petites entreprises dans l’élaboration de mesures concrètes pour lever les obstacles qui pèsent sur les transmissions.

“La transmission ne doit plus être un parcours du combattant, mais une étape naturelle, préparée et sécurisée. Pour les cordonneries multiservices, c’est une question de survie : chaque entreprise non transmise, c’est un savoir-faire qui disparaît et des emplois qui s’envolent“, explique Séverine Bourlier. “Notre objectif était de proposer des solutions adaptées aux réalités du terrain, pour que chaque artisan puisse transmettre son entreprise sans craindre les coûts ou les complexités administratives.“

Quatre groupes de travail pour une approche globale

La Mission Reprise a structuré ses réflexions autour de quatre groupes de travail, chacun ciblant un levier essentiel pour fluidifier les transmissions. 

Le premier groupe, GT1, s’est attaché à démystifier l’information en proposant un guide unique et un parcours d’accompagnement “sans couture” pour éviter aux cédants et repreneurs de se perdre dans les méandres administratifs. Ce guide centralise les bonnes pratiques, les étapes clés, les ressources et les contacts utiles, offrant ainsi une source d’information fiable et accessible à tous les acteurs, des artisans aux dirigeants de PME.

Le GT2 a planché sur l’appariement entre l’offre et la demande, essentiel lorsque l’on sait que 60% des offres de reprise ne sont pas visibles.

Pour y remédier, la Mission propose de renforcer la Bourse de la Transmission, une plateforme qui centralisera les annonces des cédants, et d’organiser des événements de pitching pour mettre en relation cédants et repreneurs. Ces événements, qui prendront la forme de forums, d’ateliers ou de speed-matchings, seront organisés dans chaque département, avec un objectif clair : rendre visible le marché caché de la reprise et faciliter les rencontres entre ceux qui veulent transmettre et ceux qui veulent reprendre.


Le GT3, auquel Séverine Bourlier a activement contribué, a concentré ses efforts sur les freins normatifs, fiscaux et financiers, souvent cités comme rédhibitoires par les cédants et repreneurs. Les mesures phares portées par la FFCM et l’U2P dans ce cadre visent à simplifier les procédures, réduire les coûts et sécuriser les transmissions. Parmi elles, l’harmonisation des droits d’enregistrement à 0,1% pour les cessions de fonds de commerce et de parts sociales, une mesure qui évitera aux cédants des montages juridiques coûteux et rendra la transmission plus accessible. Aujourd’hui, un chef d’entreprise qui souhaite transmettre son fonds de commerce peut en effet payer jusqu’à 5% de droits d’enregistrement ; avec cette mesure, ce taux sera aligné sur celui des cessions d’actions, soit 0,1%.

Autre avancée majeure souhaitée : la réactivation de la déductibilité des intérêts d’emprunt pour les repreneurs pendant 3 ans, réduisant ainsi le coût du crédit et facilitant l’accès au financement. Cette mesure, supprimée en 2011, avait pour objectif de faciliter le financement des transmissions en réduisant le coût du crédit. Son rétablissement offrira une visibilité et une stabilité aux repreneurs, tout en permettant une évaluation avant décision de reconduction. La suppression de la solidarité fiscale sous réserve d’un quitus fiscal est également une mesure phare, libérant les liquidités des cédants et évitant le séquestre prolongé du prix de vente, qui peut atteindre jusqu’à 5,5 mois pour les entreprises individuelles.

Pour sécuriser les transmissions, la FFCM et l’U2P ont également porté la création d’un label “Entreprise prête à transmettre”, incluant un audit flash (juridique, social, fiscal), un dossier standardisé et un calendrier de cession. Ce label, en garantissant la transparence et la fiabilité des informations, rassurera à la fois les repreneurs et les banques, facilitant ainsi l’accès au financement.


Le GT4, enfin, a travaillé à la coordination territoriale des acteurs, avec la création d’un comité stratégique (COSTRAT) pour piloter la Mission Reprise et allouer les ressources. Ce comité, qui réunira l’ensemble des acteurs publics et économiques concernés, définira les orientations de la Mission, validera ses travaux et pilotera les groupes de travail en charge de l’opération nationale et de l’appariement.

Une pérennisation de la Mission Reprise est également prévue, avec une gouvernance à deux niveaux (stratégique et territorial) pour garantir une cohérence nationale et un ancrage local des actions.


Mission Reprise : propositions des membres du groupe de travail

Mission Reprise : propositions des membres du groupe de travail

Cliquez ci-dessus pour télécharger le compte-rendu de la Mission reprise


Le lancement officiel du 23 avril 2026 par le ministre Serge Papin

Le 23 avril 2026, la Mission Reprise a officiellement présenté ses conclusions en présence de Serge Papin, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’Achat, et des représentants de la FFCM, mais aussi de l’U2P et de la CNAMS. Cet événement, organisé à Bercy, a marqué une étape décisive dans la mise en œuvre des mesures proposées par les groupes de travail.

Jean-Pierre Verneau et Séverine Bourlier ont eu l’opportunité d’échanger directement avec le Ministre sur les enjeux spécifiques aux cordonneries multiservices et aux TPE-PME, insistant sur l’importance d’un accompagnement sur mesure pour les artisans.

Un espace “salon” a également été organisé, permettant aux partenaires de la Mission Reprise de tenir des stands d’information. 

Jean-Pierre Verneau, Laurent Munerot – Président de la CNAMS et
Farell Legendre – Président de la Fédération Française des Artisans Fleuristes

Et maintenant ? La feuille de route 2026

Les propositions de la Mission Reprise ne resteront pas lettre morte. Dès 2026, le comité stratégique coordonnera leur mise en œuvre, tandis qu’une campagne nationale de sensibilisation, portée par les CCI et CMA, informera les dirigeants des nouveaux dispositifs.

Pour la FFCM, les prochaines étapes sont claires : accompagner les cordonneries multiservices dans l’utilisation des nouveaux outils, former les repreneurs via des modules dédiés, et travailler avec les partenaires financiers pour faciliter l’accès aux prêts “Reprise TPE”.

“Notre rôle est désormais d’être au côté des cordonniers multiservices pour les aider à saisir ces opportunités. La transmission n’est plus un parcours du combattant, mais une chance pour pérenniser leur activité”, résume Jean-Pierre Verneau. “Avec ces mesures, nous offrons à chaque artisan les moyens de transmettre son entreprise en toute sérénité.”

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